(La Carte arrive)

Nous sommes restés 5 semaines au Chili que l’on a parcouru du nord au sud avec un détour pas l’Argentine: Désert de Atacama, Ile de Paques, Santiago du Chili, Santa Cruz, Pucon, San Carlos de Bariloche, El Chalten, El Calafate, Punta Arenas et Puerto Natales dernière étape à Valparaiso.

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San Pedro de Atacama

Depuis Uyuni on prend le bus pour San Pedro de Atacama. Levé 4h, et après 10h de bus et un passage de douane dans les règles du zèle, nous voici au Chili.

On profite de la journée d’avance sur les parents de Corentin pour lézarder au soleil et apprécier les températures plus clémentes que dans le salar Bolivien  (on a bien perdu 1000m et ça se sent bien).

16 mai, retrouvailles émues et commencement de 2 semaines de voyage en famille. Vous vous souvenez le train «  luxe calme et volupté  » au Pérou ? On y retourne un peu, avec l’arrivée des parents, fini les auberges sans chauffage et les pâtes au sel, place aux hôtels et à la nourriture de qualité, ça fait du bien au moral et au ventre.

Au programme visite complète du désert de Atacama : Les vallées désertiques de la Lune et de la mort, les lacs d’altitudes de Meniquès et Miscanti aux couleurs bleu et jaune qui caractérisent les paysages à cette altitude, les Piedras Rojas ou encore de salar de Tara, autant de paysages variés et riches en couleurs qui nous émerveilleront chaque jour. Seule épreuve pour apprécier ces paysages : braver les rafales de vent qui menacent de nous emporter dès que nous sortons du bus mais nos 2 mois d’acclimatations auront au moins servis à quelque chose. Promenade de nuit également : le désert de Atacama combine sécheresse ultime et altitude ,  cela en fait un lieu privilégié pour regarder les étoiles. Nous passerons 2h dans le jardin d’un ancien chercheur passionné d’astronomie, ses 10 télescopes dont les grossissements nous permettront d’apprécier la voie lactée, le nuage de Magellan ou encore les anneaux de Saturne (et ça envoie).

 

Ile de Pâques

Fini le désert, bienvenue sur l’ile peuplée la plus isolée du monde, j’ai nommé l’île de Pâques, celle qui habite nos rêves d’enfants et nourrit nos désirs d’aventure. Avant d’appartenir au Chili, l’ile de Pâques fait surtout partie du triangle polynésien délimité par la Nouvelle Zélande, Hawaï et l’ile de Pâques. Nous passons donc des ponchos en alpaga et motifs incas aux chemises bariolées et colliers de fleurs dès l’aéroport. Une fois dans l’ambiance, c’est-à-dire après avoir enlevé les 3 pulls et coupe vent qui étaient de rigueur dans les hauteurs andines et enfilé tongs et short, place aux Moais ! Les fameuses statues qui font la renommée de l’ile et que nous attendons tous avec impatience. Nous ne serons pas déçus, les Moais en imposent et leurs silhouettes qui ponctuent nos promenades confèrent à l’ile une ambiance mystique hors du temps. On profite de la température estivale pour parcourir l’ile à pieds et pour se baigner… avec des tortues ! Cinq jours de détente et de chaleur avant d’attaquer le climat hivernal de la Patagonie. Nous quittons les parents de Corentin à l’aéroport pour retrouver Éloïse (amie et ancienne coloc’ d’Hélène qui voyage aussi autour du monde mais d’ouest en est) et JM à Santiago. C’est très mondain le Chili en fait.

Santiago et Santa Cruz

Après une journée à Santiago, nous avons passé deux jours dans la région des vins de Santa Cruz au sud de la capitale. Ici poussent de bons pieds de Pinot noir, Merlot, Shiraz et Carménère, cépage oublié de notre chère patrie. Nous nous sommes séparés après quelques bonnes dégustations et non sans échanges de bon plans pour la suite de nos pérégrinations respectives.

 

Argentine

Jusqu’ici on pensait avoir parcouru de grandes distances en bus mais on n’avait rien vu ! De Santa Cruz, on descend à Pucon, ville Chilienne de la région des lacs. Le temps est tellement pourri qu’on  part sans attendre pour San Carlos de Bariloche en Argentine. Jusque là tout va bien, pas plus de 10h de bus, et le passage de la frontière se fait en un rien de temps, la route des sept lacs est splendide,  et le soleil est au rendez-vous. Tout se gâte quand, après une belle journée de marche près d’un lac, on essaye de quitter San Carlos pour El Chaltèn. Comme nous l’ont fait remarquer pas mal de voyageurs, on tourne dans le mauvais sens. Comprendre par là que les imbéciles que nous sommes (ils ne l’ont pas dit mais on l’a bien compris) descendent vers l’hiver au lieu de remonter vers l’été. On était au courant et mieux on avait presque fait exprès mais on n’avait pas calculé que, hiver oblige,  certaines routes seraient fermées.

On atteint donc El Chaltén après 39 longues heures de bus, avec pour voisine une grand-mère probablement incontinente vu l’odeur qui nous a tenu éveillé tout le trajet. Il fait nuit, il y a du vent, il fait froid, on est crevés (merci mamie…)  et les 2 premières auberges que nous avions repérées dans le guide sont fermées : c’est l’hiver si on se posait encore la question. Par chance nous ne sommes pas les seules « originaux » qui descendent en Patagonie à cette période et « l’auberge de garde » a deux places pour les amateurs de plans foireux que nous sommes. El Chaltén en hiver c’est aussi actif qu’une maison de retraite en pleine canicule donc c’est parti pour l’épreuve de survie de Kho Lanta- El Chalten édition. Dans la supérette du coin il reste une bouteille d’eau et un peu de fromage pour nos sandwichs, il y a du pain dans la boulangerie à moitié fermée, et le seul troisième commerce ouvert nous procure du jambon. Fin prêts on part à la découverte du massif du Fitzroy, très impressionnant avec ses faces abruptes. On dirait une canine de géant qui pointe vers le ciel tellement la roche semble lisse.

Avant de descendre plus au sud on décide de faire escale à El Calafate la ville voisine. C’est le point de départ pour visiter le glacier Perito Moreno. On est un peu pressés par le temps dans notre descente, pas le choix dans la date, donc visite sous la pluie du glacier qui n’en reste pas moins impressionnant. 

 

Punta Arenas et Puerto Natales

Rebelote sur les trajets à la con, pour descendre à Punta Arenas on prend le bus de 3h45 du matin, youpi. 

Après une journée de récupération, réflexion, glande, appelez ça comme vous voulez, on décide de ne pas descendre à Ushuaia (encore 11 h de bus, on sature, tant pis) on se contente d’une excursion en terre de feu Chilienne pour aller voir des manchots royaux, ce qui compense largement. 

On passe ensuite nos derniers jours Patagoniens à Puerto Natales pour marcher dans le parc national Torres del Paine, voir des guanacos et des flamands roses. Les rues sont bien enneigés et on se demande de plus en plus sérieusement si on ne devrait pas renommer notre site «  deux boulets font le tour du monde dans le mauvais sens  » (c’est la version polie).

Pour ceux qui suivent notre trajet sur carte OUI on les a cherché les trajets à la con et OUI on aurait pu aller directement de El Calafate à Puerto Natales en économisant des heures de sommeil et de l’argent… Mais du coup on n’aurait pas vu les manchots parce que le parc fermait… Tout était prévu, maitrise TOTALE du voyage!

 

Valparaiso

Changement de décor, après 3h d’avion et 2h de bus nous arrivons à Valparaiso, notre dernière étape sud américaine. Après l’immensité et le calme des paysages naturels place à la ville qui fourmille. Valparaiso est une ville portuaire construite à flanc de montagne, les maisons en tôle ondulée sont peintes de toutes les couleurs et les fresques murales envahissent les soubassements et les escaliers. Il fait bon flâner dans Valparaiso en engloutissant des empanadas, nous y dégustons également notre dernier Pisco sour (chilien celui-là, mais honnêtement, on ne sait pas quelle est la différence avec le péruvien… l’important c’est que ce soit bon, Salud) en terrasse avec vue sur les montagnes avant de rentrer à Santiago prendre notre vol pour la suite des aventures sur un nouveau continent.